Cépages blancs

Fendant (chasselas)

Il semblerait que nos ancêtres auraient troqués le nom de chasselas contre celui de fendant au milieu du 19ème siècle: l’aïeul du Fendant , le chasselas doré, a donné certains plants dont les baies se fendent lorsqu’elles sont pressées entre le pouce et l’index (chasselas-fendant), alors que d’autres sous la même pression font gicler leur pulpe (chasselas giclet).

Comme ce plant est de surcroît neutre, c’est également celui qui produit la plus grande diversité de vin.

 

Johannisberg (sylvaner-rhin)

Quelques ampélographes pensent son berceau en Autriche, d’autres en Transylvanie. Dans notre canton, un flou a existé pendant de longues années entre gros rhin, petit rhin, johannisberg.

Produit sur un terrain béton ou schisteux, bien ensoleillé les petites grappes aux grains bien serrés du sylvaner donnent un excellent johannisberg.

 

Chardonnay

Sur tous les continents, les événements heureux se fêtent au champagne. Ce cépage offre plus d’une trentaine de clones. Ses petites baies rondes comme des billes, forment de minuscules grappes assez compactes. Le chardonnay demande des conditions particulières pour délivrer un vin tranquille et fruité.

 

Marsanne blanche (hermitage flétri, hermitage château)

Arrivée en Valais au milieu du 19ème siècle, elle a troqué son nom contre celui d’hermitage, rattaché au village de Tain-l’Hermitage. Cépage tardif, elle a trouvé sur les coteaux de Fully une terre de prédilection: chaleur, cailloux et air sec. Plus les conditions sont difficiles, plus la marsanne donnera une récolte de qualité. De ses grappes allongées, à petits grains, mais à peau fine, sortira un vin bouqueté.

 

Arvine (petite Arvine)

Ambassadrice du Valais, cette grande dame a des exigences de coquette. Ses origines sont entourées de mystères. Malgré toutes les recherches effectuées, la société internationale ampélographique n’a trouvé aucune autre variété ressemblant à ce cépage, on peut donc admettre que l’Arvine est pleinement valaisanne.

Ses grêles rameaux poussent vite et auraient la légèreté aérienne d’une jouvencelle prête à se rompre, si nous vignerons n’y mettons pas bon ordre. Sous ses apparences, l’Arvine est robuste. Elle fuit les sols trop riches. La sécheresse ne lui plaît pas d'avantage que le froid ou le vent qui pourrait casser ses membres.

 

Humagne blanche (humagne)

Une place d’honneur à cette vieille et noble dame. Cépage typiquement autochtone, nulle part ailleurs, vous remarquerez cette souche vigoureuse aux forts rameaux dont le bourgeonnement est vert-blanchâtre. Ses sarments d’un brun acajou, portent une seule grappe, de taille moyenne dont les grains d’un vert translucide, pruinés de blanc, prennent une teinte jaune clair à maturité.

 

Altesse (roussette)

Au moyen-âge, la Maison de Savoie avait une influence en Europe. Aussi n’est-il pas étonnant que la Savoie possède des cépages originaires des pays frontaliers. La roussette est un plan tardif, peu productif et résiste bien à la pourriture.

 

Muscat

Le Muscat blanc est connu depuis la plus haute antiquité. Ses gros grains croquants, couleur d’ambre pâle lorsqu’ils sont bien mûrs, font toujours apprécier le muscat comme raisin de table. En Valais, il en est déjà fait mention au 16ème siècle. De maturité précoce, ce plan recherche des climats méditerranéens,  puisque le soleil en quantité lui est nécessaire pour un bon développement et qu’il craint la pluie. Ce cépage doit sa renommée à son bouquet exceptionnel.